Je connais ces nuits d'amertume . Où l'air vient à manquer . Où l'on avance dans la brume . Seul et les poings serrés . J'en suis sorti . Avec l'envie au fond de moi . Mais la blessure que tu m'as faite . Ne se referme pas . Maintenant je dois m'avancer . Puisque tu as tout emporté . Et enfin tout recommencer . Je connais bien les cris de ceux .Qui font douter de tout .Qui vous font mordre la poussière . Qui vous mettent à genoux . Si j'en ai . Encore des traces au fond de moi . La seule blessure que tu m'as faite . Ne se referme pas . L'absence est un missile . Qui peut tout effacer .Je suis tombé dans le vide . Que tu as laissé !




